Bélize

Le territoire actuel du Bélize se trouvait au coeur du monde maya. En témoignent les vestiges de ses grandes cités. Les historiens estiment la population maya du Bélize à 400 000 personnes à la veille de la Conquête.  Mais lorsque les conquistadors font leur apparition au large des côtes du Yucatan en 1518, les cités sont déjà retournées à la forêt (pour la plupart) depuis des siècles.

Le Bélize fait partie du Commonwealth ce qui crée des liens étroits avec la couronne britannique. C’est sa situation géographique, protégée par l’immense barrière de corail et la profondeur de ses forêts qui fera qu’elle échappe aux conquistadors espagnols.

Au XVIIème, les pirates et corsaires (anglais, français, hollandais) vont trouver refuge entre les îles et les récifs. Puis les Boucaniers anglais, exploitant le bois de Campêche vont installer des comptoirs et faire venir des esclaves de Jamaïque. L’Espagne va bien tenter parfois de chasser l’occupant mais sans  vraiment reprendre sa place. C’est par une défaite historique en 1796 que les colons britanniques, avec l’aide de leurs esclaves et de la marine britannique prendront place. On parle donc anglais officiellement au Bélize mais aussi créole, allemand, espagnol ainsi que certains dialectes.

Le Mexique et le Guatemala ont aussi voulu proclamer leur souveraineté sur le Bélize. Mais si le premier a vite abandonné, le second a attendu 1992 pour reconnaître son indépendance tout en revendiquant 53% du territoire ! L’arbitrage a été confié à la cour internationale de la Haye, mais le verdict se fait attendre encore aujourd’hui.

Cerros Maya – site archéologique

C’est notre première visite dans ce petit pays. Ce site n’est pas vraiment connu y compris par les béliziens.

Sa particularité : il est situé en bord de mer, face à la baie de Corozal. Cela lui confère un charme fou. Le temple des masques ne laisse pas indifférent et nous en profitons d’autant mieux que nous sommes les seuls touristes. Par contre, d’autres bâtiments sont en restauration et il y a du potentiel. Ce site date de la période préclassique (250 av JC – 250 ap JC)

Shipyard

C’est le plus important village mennonite que nous traversons pour rejoindre un autre site archéologique. Les mennonites appartiennent à une secte protestante anabaptiste d’origine suisse.

Dans  ce pays coloré, peuplé de créoles et de métis, on les remarque bien : ce sont des Européens blancs, souvent blonds qui portent le chapeau de paille et les bretelles sur la chemise à carreaux pour les hommes. Les femmes portent une longue robe et un fichu (façon « La petite maison dans la prairie ») ou un chapeau avec ruban sur la tête.

On croise de nombreuses calèches en traversant le village. De façon générale, ils refusent les armes, le service militaire, le baptême des enfants, … Certains refusent complètement le progrès : pas d’électricité, des calèches tirées par des chevaux, des tracteurs aux roues en métal…

Lamanaï – site archéologique

La réputation de ce site vient de sa situation au coeur de la forêt tropicale et de son possible accès par bateau.

C’est le site qui a connu la plus longue période d’occupation humaine de la région car elle s’étend de 1500 avant JC jusqu’au XVII ème siècle soit bien après l’effondrement de la civilisation Maya. Il y a 4 temples principaux. Le temple des Masques a conservé 2 grands masques en stuc. On découvre ce site en étant quasi seuls, c’est bien agréable.

Bélize City

C’est en 1961 qu’un cyclone fit perdre à la ville son statut de capitale au profit de Belmopan créée de toutes pièces dans les terres.

Nous nous promenons autour du Swing bridge : l’ancien pont tournant, sur la côte autour du quartier du phare, le secteur plus touristique. Si la ville a peu d’attrait, les béliziens sont accueillants, souriants et nous saluent. C’est très agréable.

Caye Caulker

Depuis Bélize City, Caye Caulker est une des grandes îles facilement accessible.

A l’arrivée, ambiance cool et décontractée. Les gens se baladent en maillot, il n’y a que des voiturettes de golf. L’île fut longtemps un refuge de pirates avant d’être réoccupée par des Mayas et des métis du Yucatan fuyant la guerre des castes en 1848.

Nous rejoignons le split qui est une sorte de chenal qui coupe l’île en 2. Puis nous trouvons un endroit pour la baignade dans les eaux turquoises et peu profondes. Ensuite nous nous dirigeons vers un ponton entouré de mangrove où un kiosque vend de la nourriture pour poissons. Les gens tendent la main et les tarpons, qui sont de gros poissons, sautent pour attraper la nourriture. C’est impressionnant !

Nous poursuivons vers le ponton du bar de l’hôtel Iguana Reef où l’on peut observer d’une part des hippocampes, qu’il faut chercher car ils sont bien petits et difficiles à repérer, et d’autre part des raies pastenagues que les employés de l’hôtel nourrissent chaque jour vers 16h00. Dès 15h30, les premières approchent de la plage et se frottent à vos pieds ! C’est un joli spectacle même si le fait de les nourrir est bien discutable.

L’attrait de Caye Caulker est sa barrière de Corail et le Hol Chan National Parc, son parc marin.

Nous partons pour faire du snorkeling. Quelle merveille que cette barrière de corail, la 2eme plus grande après l’Australie. Nous nous régalons à chaque sortie du bateau : coraux multicolores, raies, homards, dauphins, requins, barracuda, et plein d’autres poissons de toutes les couleurs, lamantin, et même une épave de cargo !

Dangriga, Hopkins, Sitee river village
Mayflower Bocanica National Park

Dangriga petite ville à fort héritage Garifuna.

L’origine de ce peuple remonte au XVII ème quand les navires négriers firent naufrage dans les Petite Antilles. Les esclaves qui survécurent, ont trouvé refuge sur l’île Saint Vincent et se mêlèrent à la population autochtone caribéenne. De ce métissage sont nés les Garinagu (pluriel de Garifuna) qui, au XIX éme furent en majorité exilés sur la côte centre-américaine par les Britanniques. 

On les retrouve aujourd’hui du Bélize au Nicaragua. Ces 2 villages sont donc principalement peuplés de Garinagu. Si Dangriga reste un village qui semble attendre le tourisme, Hopkins développe sur toute une partie de la côte des hôtels qui pourraient en faire une station balnéaire importante. Nous préférons faire une troisième halte à Sittee River Village, en bord de rivière, très paisible.

Enfin, nous arrivons à Mayflower NP pour y passer 2 nuits. Nous faisons le choix parmi les différentes possibilités du parc de faire une rando en boucle de quelques kms dans la forêt tropicale puis la randonnée (en A/R) vers Antelope cascade pour une bonne baignade, bien méritée car l’accès est plutôt difficile sur la fin. Un trail dans la jungle bercé par le chant de multiples oiseaux qui, pour la plupart, restent cachés.

Belmopan

Une capitale créée de toutes pièces. C’est l’une des plus petites capitales au monde (hors micro-états). En octobre 1961, l’ouragan Hattie a dévasté une grande partie de la capitale : Bélize City. La décision est alors prise de créer une capitale dans les terres : Belmopan est née ! Le gouvernement avait espoir d’offrir un souffle plus moderne. Mais Belmopan peine à se développer et on y trouve surtout des bâtiments administratifs. La population quant à elle, a tendance à lui préférer Bélize City au bord de la mer des Caraïbes. Nous n’y ferons que quelques courses et une balade au petit parc Guanacaste.

Xunantunitch – site archéologique

Dernière visite au Bélize. Nous prenons une barge où, vue la taille du véhicule, nous serons le seul à traverser la rivière Mopan.

Le site date de la fin de la période classique. Les 3 places sur différents niveaux sont vraiment chouettes.  Et l’impressionnant Castillo qui culmine quand même à 42 m, sur lequel on grimpe, offre un panorama sublime sur le site et la jungle autour.

Nous quittons le Bélize avec de belles rencontres, de beaux panoramas et sites archéologiques et des plongées en snorkeling mémorables … En route pour le Guatemala

A Bientôt pour de nouvelles découvertes !

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